samedi, 10 juin 2006

Changement d'adresse

Vu que mon design est foutu, j'ai transferé mes notes (pas les commentaires, malheureusement) ici.

 

Moins bien, certes, mais au moins ça fonctionne.
Désolée encore pour mes incessants changements ... Je m'étais jurée que ce blog serait le dernier, il semble que "le destin s'acharne contre moi". Excusez-moi :-)

Paranoid affair

Je n'ai toujours pas révisé les onze cartes de géo que je suis sensée connaître, ni le cours de géo lui-même. Ni celui d'histoire. Ni les trois chapitres de philo qui me restent. Niveau littérature, on a juste revu La Bruyère. Tout ça est bien limité. Curieusement je ne m'en inquiète pas plus que ça. Ce qui m'inquiète, c'est de ne pas être inquiète.
Mais quand même, si on regarde bien les choses, le poids qui pesait, c'était bien cette histoire avec B, dire, pas dire, et tout ça, et qu'est-ce que je me sens liberée maintenant ! Cela dit, il n'a toujours pas écrit.
Et si mon adresse mail ne marchait pas ? Ca arrive que Angie veuille m'écrire et que je ne le reçoive jamais. Ca arrive avec des tas de gens. Et si justement ça arrivait avec lui ? Ou si il avait raconté n'importe quoi l'autre jour et que en fait il ne comptait jamais m'écrire ?
Je suis la fille la plus paranoïaque qu'on puisse imaginer, je crois.
Puis je viens de décider, comme ça, à l'instant, que si il m'écrit, c'est-à-dire si le maigre contact établi entre nous ne meurt pas avec l'année scolaire, je posterais une note officielle disant que je suis amoureuse. Pas avant, faut pas pousser non plus, puis j'ai besoin de réfléchir un tout petit peu.

En attendant j'ai été traîner au jardin. Jupe verte, débardeur fraîchement customisé, lunettes noires, je me suis installée sur une chaise de jardin en espèrant bronzer au moins deux heures, tableau bucolique de la jeune fille assise au soleil avec bouquin et chats gambadant autuors d'elle - je ne bronze jamais, mais là c'est un cas de force majeure, il fallait que je le fasse ! J'ai voulu me mettre en jupe courte l'autre jour et en voyant l'aspect maladif de mes petites jambes blanches, jai pris peur, on croirait qu'elles sortent d'un an de plâtre médical. J'ai pensé me donner bonne conscience en emmenant La Bruyère avec moi. Je n'ai pas tenu une demi-heure.

Je voudrais que vous me disiez si vous voyez ce blog tout à fait normalement ou si le design n'est pas encore plus laid qu'avant. Parce que de mon ordinateur, on a un blog qui est resté au 8 juin (plus très à la page, hein), et le design est épouvantable. Tout ça parce que j'ai voulu faire un peu de décoration.

jeudi, 08 juin 2006

Success story

Les tripes sens-dessus dessous, je vais à 13h30 au lycée, oral d'anglais. Arrivée sur place, j'attend patiemment avec quelques camarades d'infortune que quelqu'un vienne affiche les horarires de passage pour ces oraux, et oh ! ce quelqu'un n'est autre que Benoît. Je blémis, y'a une foule autours de moi alors je ne fais rien, statu quo, je ne bouge pas de là, d'ailleurs je ne l'ai pas vu !
Je passais à 16h. J'ai glandouillé jusqu'à 15h avec des amis, puis après,vers 15h50, j'étais la dernière à passer et je me suis rendue toute seule, la peur au ventre, vers la salle d'oral. Et devinez sur qui je tombe - OK, j'arrête-, bref. Je ne pouvais pas y échapper. Alors j'ai vaguement sourit et j'ai dit bonjour.
Et il a enchaîné :

"_J'peux te parler deux secondes ?
_Euh, oui, oui.
_Je voulais t'écrire, mais j'ai pas encore eu le temps. Mais je voulais t'en parler, enfin, ça m'a vraiment, euuuh, enfin, j'ai été très ... très ... comment dire ?
_...
_Très honoré, en fait, que tu m'offres ton amitié !
_(rire perdu)
_Amitié, hein ?
_Oui, oui. [Hèlas]
_Oui, oui, amitié.
_C'était pas une demande en mariage non plus, hein ... [J'pourrais toujours essayer de te faire changer d'avis dans quelques mois si tu me plais toujours, hein ^^]
_Non, mais je voulais être sûr que ça soit clair ... Bref, ça m'a vraiment fait plaisir, et donc je t'écrirais bientôt ; je ne te dis pas quand parce que je risque de promettre n'importe quoi, mais bientôt.
_D'accord. Ca allait, l'e-mail, comme mode de communication ? J'ai pas de portable ...
_T'as raison, c'est chiant les portables, j'aime pas non plus. Bon, sinon, tu passes quoi là, anglais ? ..."

Après on a discuté trois minutes sur l'année prochaine, les études, blabla. Il m'a souhaité bonne chance et je suis aléle à cet oral. Ca a marché, et j'étais de si bonne humeur que la prof m'a même dit que ça faisait du bien d'avoir une élève aussi énergique, "C'est toujours agréable, ça réveille en fin de journée. Mademoiselle, vous êtes revigorante !"
Sortie, l'ai recroisé, il a demandé comment ça avait été, a conclu sur un "A la prochaine alors !"
Et je suis partie, j'ai la tête qui va éclater tellement je suis contente ; mesdemoiselles, je vous aime ! Sans vous j'aurais jamais fait ça, et sans vous ...

lundi, 05 juin 2006

Y'a des jours ...

Parfois je me fais rire moi-même. Rire jaune.
C'est moi, n'est-ce pas, c'est bien moi qui vous ai posté une note positiviste hier, disant que chaque jour peut être diffèrent, que chaque jour on peut faire quelque chose de nouveau, mais c'est aussi moi qui suis enlisée dans les mêmes problèmes depuis des années.
Ca fait des années que les relations aux parents - à la famille, disons, ça inclue aussi le frère qui a quatorze ans maintenant-, sont difficiles, à la limite de l'invivable. Des années. Mon père n'a jamais été proche de moi, n'a jamais daigné jouer avec moi par exemple ou me prendre dans ses bras, même lorsque j'étais petite. Il n'a jamais été mon confident, n'a jamais été non plus le conteur qui m'aurait raconté son enfance et ses vacances et ses rêves d'autrefois. C'est bien simple : je ne sais rien de lui. Je ne sais pas quel métier il a voulu faire petit, ni où il passait ses vacances ni à quoi il jouait, ni la musique qu'il aimait. Je ne sais absolument rien.
Ma mère c'est autre chose. Avant j'étais assez proche. Jusqu'à mes sept ou huit ans, quoi, hein :-D Ma crise d'adolescence a sans doute commencé très tôt ou alors je suis complètement anormale, mais j'ai commencé très tôt à ne plus vouloir des calins avec elle, ou à lui confier mes secrets de petite fille. Elle s'en est assez plainte, puis s'y est faite ; et maintenant la relation est pire que tout. Elle joue le lien avec mon père et mon frère, arrondit les angles qui font mal, intercède auprès de mon père en ma faveur, auprès de moi en faveur de mon frère, auprès de tout le monde. Maman aurait dû être diplomate.
Puis je ne sais pas d'où vient le problème mais il en résulte que la situation est limite invivable. Elle m'a complètement marginalisée, et ma personnalité qui aurait pu être une petite originalité est devenue l'instrument qui fait de moi une anormale. Elle m'accuse d'êtretrop diffèrente d'elle, d'eux, de ne pas être pareille ; elle utilise tout ce que j'ai de diffèrent pour faire de moi une étrangère, elle se sert de chaque pensée un peu diffèrente de la sienne pour me démontrer par A plus B que nous sommes des gens tout à fait diffèrents et que nous pouvons nous entendre. Et puis il faut toujours que je sois coupable ; parfois de ma bouche s'échappe quelques plaintes, quelques reproches, et je sais toujours qu'elle me répondra, la voix ironique :"Mais oui, Violaine, tu es une pauvre martyre et personne ne t'aime. Je suis une mauvaise mère et toi tu es une fille parfaite, pauvre, pauvre martyre !" - Je sais toujours que quoi que je fasse, ma peine sera tournée en dérision, et qu'on en retourne toujours au même plan : la mère dévouée à sa famille, et moi, fille ingrate incapable de voir les sacrifices qu'on fait pour moi.
Ma mère n'a jamais reconnu le moindre tort envers moi. J'ai fait des concessions, parfois j'ai ravalé mon orgueil et je lui ai dit que je m'étais trompée et
que j'avais faux, et qu'elle avait raison ; elle ne l'a jamais fait.
Alors il y a des jours où je ne sais plus quoi faire, comme aujourd'hui, et je m'éffrondre comme une masse ; sr mon bureau je pleure, je suffoque tant je pleure, puis je vais vomir mon repas de dégoût, je continue à pleurer, pleurer pendant près de deux heures, et elle est là ! Elle est là, dans la pièce d'à côté, elle entend, et je crois bien qu'elle est contente, puis je me lève et je questionne, "Maman, maman, écoute moi, qu'est-ce que je t'ai fait ?", mais elle n'écoute déjà plus, elle veut être tranquille, elle veut que je la laisse, elle en a marre de mes caprice, "tu nous pourris la vie, tu ne te rends même pas compte", et je vois les autres, tous les autres, mes amis par exemple, qui vont au ciné avec leur père et faire du shopping avec leur mère qui qui déclare que leur mère est leur amie - sans aller jusque là je vois les autres et leurs relations calmes et détendues, et moi, moi qui ne sais jamais quoi faire, qu'est-ce que j'ai manqué, enfin ?!
J'espèrais que tout passerait avec le temps, que le temps comblerait les blessures mais non, rien ne cicatrice, je reste toujours blessée sans même savoir si ma douleur est partagée, sans même apercevoir ds efforts de sa part pour que tout ça finisse ; je suis toujours seule à pleurer, et j'ai beau me dire que demain est un autre jour, j'ai beau me dire que plus tard tout ira bien, en attendant je passe des heures longues et désolées dans ma chambre, me demandant de quel crime je suis coupable et comment les expier ; puis me disant que de toute façon rien ne sert à rien _ à quoi bon, elle trouvera une autre faute.
Et je ne sais plus quoi faire, nul ne semble comprendre la situation dans laquelle je suis, après tout matériellement parlant, je n'ai même pas le droit de me plaindre, j'ai des vêtements, à manger, des loisirs, des occupations, une éducation, je suis même plutôt bien lotie en ce qui concerne tout le côté matériel, mais c'est l'affectif qui bloque, mais dans ce genre de situation on me répond invariablement par la fameuse crise d'adolescence, ce qui me semble assez déplacé vu que la situation dure depuis des années - et que chaque jour semble m'enfoncer davantage.
Que fait-on alors quand on sait qu'on ne peut rien changer ? ... Je n'ai même pas l'espoir de me dire que je vais quitter la maison familiale bientôt, je suis même partie pour y rester des années. Je ne sais plus quoi faire. Oh, ça n'est pas si horrible tous les jours, mais quotidiennement je dois vivre comme si j'étais seule parce que tous semblent penser que je suis à la maison comme une invitée, comme une étrangère qui leur puorrit la vie - ma mère prétend que c'est ce quu'ils pensent tous, et ça ne m'étonnerait franchement pas-, tous les jours je vis sachant ça, tous les jours je sais qu'il y aura sans doute encore ces engueulades qui me fatiguent, et tout ce que j'ignore qui fait que ma mère semble me détester - les autres aussi, mais curieusement je me fous complètement de ce que mon père et mon frère peuvent ressentir pour moi -,mais elle ! elle, après avoir été une mère très bien, douce et attentionnée, qui n'a plus que des attentions matérielles - qu'elle me crache au visage quand je lui adresse des reproches - "Mais Violaine je fais tout pour toi ! Je fais la cuisine comme tu veux, je range tes affaires comme tu veux, je fais tout comme tu veux, je fais toutce dnt tu as besoin !" - certes, certes ! mais affectivement ?! Elle n'est jamais là, je n'ai personne à qui confier quoi que ce soit, personne ; mais à qui la faute ?! A moi, à elle, à qui ?!
Oh, c'est toujours pareil, je parle, je suis convaincue du bonheur prochain mais je ne le vois jamais venir ; j'ai beau me dire que ça ira mieux plus tard, en attendant c'est si difficile.

dimanche, 04 juin 2006

Faut oublier

medium_yoko-works-2.jpgJe sais bien que ce n'est sans doute pas la réponse, la fameuse réponse à laquelle je m'accroche depuis des mois, la grande révélation dont parle Virginia Woolf et que je m'obstine à espèrer ; je sais bien, mais il n'empêche que j'ai eu une grande bouffée d'espoir tout à l'heure, comme un bol d'air pur après des semaines d'enfermement. Ce que je dis semble fou, insensé, ça a l'air de rien aussi comme ça, mais je me suis soudain sentie mieux.
J'ai aucun mode d'emploi à donner. Simplement tout à coup je me suis dit que j'étais un être humain et que j'étais en droit d'espèrer pas mal d'années devant moi pour devenir ce que je voulais. Rien que cette perspective m'a rassurée. Soit j'ai une longue vie et le temps de devenir quelque chose, soit je meurs ! soit je meurs et alors néant, rien, mais alors qu'importe ? Vision simpliste mais simple et moins affolante que les années de recherche de soi ou de réponse. La réponse viendra ou le bonheur. Et j'ai du temps. Ou je meurs.
Je suis folle ? Je sais (je sais).
Mais je voulais vous dire tout ça. Je vais bien. Je me sens bien. En fait je regarde les gens autours de moi qui s'agitent et qui essaient de se trouver, se trouver eux ou les uns les autres, et moi, moi qui fais la même chose bien entendu, qui cherche et qui m'obstine et me tue à chercher quelque chose, sans savoir très bien quoi, alors que peut-être qu'il suffirait d'oublier. Faut oublier (Dans les oubliettes de ma sombre pensée, comme un antidote pour me protéger, faut oublier ...).
Puis les deuxiemes chances ça existe, les troisiemes et les quatrieme aussi, je ne suis pas comme hier et vous non plus, finalement tout est toujours possible, ou presque, presque tout, le plus important en général ça se rattrape. Alors je vais mieux soudain, puis les gens me semblent amicaux tout à coup, et peut-être qu'ils me feront mal un jour mais aujourd'hui ils sont gentils et si un jour je suis blessée, je guérirais toujours. Y'a toujours un antidote.
Et on a du temps. Et je fais ce que je veux. Je choisis. Je me fabrique comme on fabrique une petite maison en Légo. Je prendrais le temps que je veux. J'écrirais Breathe sur un petit bout de papier si je veux changer tout. Je pourrais changer de route. Je pourrais toujours si je veux.

Les jeunes filles

medium_5 The Stocking Parade Cover.jpgJ'ai travaillé trois heures aujourd'hui, les révisions pour le bac. L'autre jour, dans un couloir, il y avait Diane assise et Diane a demandé où j'en étais niveau révision, et ça m'a fait rire. Diane est toujours plus sérieuse que moi et elle a pourtant toujours besoin de se rassurer en me demandant ce que je fais.
J'ai donc commencé tout de suite, dès ce matin, pratiquement dès que je me suis levée. Un grand bol de thé japonais devant moi, avec le long tube en bambou pour attraper la drôle de poudre verte dans la petite boîte ronde. J'ai recopié des fiches Bristol sur Frankenstein, pour mon oal d'anglais spé jeudi prochain. J'ai reçu mes cours de philo, que j'avais prêté à Marion et qu'elle avait oublié de me rendre. Un colis avec une jolie lettre.
Marion est amoureuse d'Aurélie. Je m'en doutais depuis un moment, mais l'autre jour, quand Aurélie, qui avait déménagé, est revenue au lycée dire bonjour, et qu'elles se sont donné un vrai baiser de cinéma devant moi, je n'ai plus eu aucun doute. C'est drôle, j'ai toujours été carrèment fascinée par les filles qui s'aiment.
Je n'ai jamais été amoureuse d'une fille, enfin jamais vraiment. Mais je ne sais pas, ça m'intrigue.
J'ai une fascination dingue, en revanche, pour pas mal de jeunes filles de mon âge. Diane, la jeune fille pure - elle pourrait poser dans le magazine Life, avec un ours en peluche et une brouette de marguerites, à côté du dossier spécial campagne !-, ou Marie, la beauté prétentieuse fille d'homme politique, si troublante, grande et maigre avec ses airs hautains puis sa fine bouche qui daigne parfois me sourire et me demander comment je vais ; ou Audrey qui est timide et si intelligente ...
Les jeunes filles de mon âge sont une espèce mystérieuse que j'observe plus que les garçons et que je ne comprend pas mieux. Tout ça me laisse bien perplexe, je tombe amoureuse de garçons - et je passe ma vie à regarder ce que font les autres jeunes filles et à penser qu'elles sont décidèment fascinantes et troublantes.
Me sortez pas le coup de l'ado qui cherche son identité sexuelle, d'accord ? D'ailleurs je ne vous demande rien ... je dis :-D Puis je les regarde dans les désirer, y'a aucune once de sexualité là-dedans.
Ou alors le truc c'est que je ne regarde pas les garçons parce que aucun n'est un John Lennon ou alors aucun n'est available, et que les jeunes filles c'est parce que je suis sociable.
C'est vrai que je suis sociable. Avant, pas du tout. Maintenant, relativisons, je ne suis pas non plus tombée dans le trip pacifiste-amie-de-tous-les-hommes, mais depuis deux ans je me rends compte que je vais quand même assez souvent vers les gens. Je m'en rend mieux compte parce que je suis souvent avec Angelina, je crois, et qu'elle est tout le contraire. Elle reste très enfermée sur elle-même, et je crois bien qu'à part Marion et moi, elle ne connait personne dans le lycée - ce qui est assez triste mais ne semble pas la troubler particulièrement.
Et les gens me voient encore comme timide. Pas tout à fait faux. Un peu gauche, un peu maladroite. Parfois beaucoup selon l'importance accordée à la personne visée, c'est vrai. Mais souvent je suis un peu intimidée mais curieusement c'est diffèrent "d'avant", ça ne m'empêche généralement pas d'aller vers les gens tant que ce n'est pas quelqu'un de trop important - là, la peur revient vite, peur de tout gâcher, tout compromettre-, je vais, timidement, je souris - je souris tout le temps maintenant, même triste, c'est bête un peu parce que parfois je voudrais montrer que je suis au bord du gouffre et que j'ai des envies de pleurer, mais je souris quand même doucement aux gens, c'est presque machinal, c'est fou-, les gens ne me semblent plus ennemis maintenant. Ou pas tous du moins.
C'est peut-être le début de quelque chose de mieux.